Planification, suivi et évaluation pour la gestion concertée

La planification conjointe est nécessaire à la concertation des différents usages de l'eau et des différentes actions. L’évaluation du progrès des actions et des résultats obtenus peut permettre aux participants accroître leur légitimité, leur crédibilité et leur motivation.  Dans la gestion de l'eau, les acteurs doivent se rendent des comptes les uns avec les autres plutôt qu'envers un organisme central de financement.  Pour ce faire, ils ont besoin d'outils simples et intuitifs.

Tous les outils existants pour favoriser la participation dans la planification et le suivi-évaluation peuvent être utiles pour la gestion concertée.  En contribution à la panoplie d’outils existants, Concert-Eau propose deux outils qui y sont spécialement orientés :  Visions, actions, partenariats (VAP), un outil de planification participative, et le Suivi des engagements et des attentes (SENAT).  Ces outils peuvent être utilisés par des organisations ou comités qui facilitent la planification et /ou la mise en oeuvre d’actions autour d’une problématique donnée ainsi que par les acteurs participant au processus. 

Par ailleurs, une fois un projet complété, les acteurs impliqués peuvent vouloir en faire le suivi pour pouvoir mieux réagir en cas de menaces, pour en tirer des leçons et en observer les effets. C'est le cas du projet Amélioration de l'accès du poisson dans la plaine inondable de la rivière Saint-Jacques développé par l'organisme Accès Fleuve / Comité ZIP Ville Marie et pour lequel Concert-Eau coordonne le comité de suivi.

Au Québec, dans le cadre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), les quarante organisations de bassins versants (OBV) ont le mandat de faciliter la concertation entre les différents acteurs et utilisateurs de l’eau.  Elles doivent présentement coordonner la réalisation de plans directeurs de l’eau (PDE) où différents acteurs se mettent d’accord pour réaliser des actions ou changer leurs comportements en vue d’améliorer les usages ou la qualité de l’eau et des écosystèmes.  Pour la gestion intégrée du Fleuve St Laurent, des tables de concertation régionales (TCR) ont été mises en place pour développer des Plans de gestion intégrée régionale (PGIR) de certains tronçons du grand cours d’eau.  Déjà, des comités mis en place pour treize Zones d’intervention prioritaire (ZIP) développent depuis la fin des années `90 des Plans d’action et de réhabilitation écologique (PARE).  Tous ces plans, développés et renouvelés sur des périodes de cinq ans, prévoient des activités à réaliser avec les ressources propres de chacun des partenaires.  Ils sont facilités par des organisations de la société civile.  Ces organisations facilitatrices n’ont pas la fonction de financer ou de contrôler l’exécution de ces plans.  Le succès du plan dépendra de comment les acteurs se seront mobilisés ensemble pour atteindre les objectifs communs harmonisés à leurs objectifs particuliers.